Progression des matériaux biosourcés dans l’isolation

Progression des matériaux biosourcés dans l’isolation

​Les matériaux d’isolation biosourcés connaissent une croissance significative en France, témoignant d’une évolution notable vers des solutions de construction plus durables et respectueuses de l’environnement.​

En 2016, les isolants biosourcés représentaient seulement 1 % du marché français de l’isolation thermique. En 2023, cette part a atteint 11 %, avec 28 millions de mètres carrés commercialisés, pour un chiffre d’affaires avoisinant les 92 millions d’euros. Cette progression reflète une adoption croissante de ces matériaux dans les projets de construction et de rénovation.

Facteurs contribuant à la croissance du marché

Plusieurs éléments expliquent cette montée en puissance :

  • Investissements industriels : Depuis 2020, environ 150 millions d’euros ont été investis dans les outils de production, permettant aux industriels de l’Association des Industriels de la Construction Biosourcée (AICB) d’atteindre une capacité de production de 60 millions de mètres carrés, avec une perspective d’extension à 80 millions de mètres carrés d’ici 2030 grâce à des investissements supplémentaires. Wikipédia, l’encyclopédie libre
  • Diversification des produits : L’offre s’est élargie pour inclure des solutions variées (vrac, semi-rigides, rigides, fibres), adaptées à de nombreuses applications. De plus, ces produits bénéficient de certifications reconnues, telles que les Avis Techniques, les Documents Techniques Unifiés (DTU) et les certifications Acermi, les positionnant comme des techniques courantes dans le secteur.
  • Conformité réglementaire : Les matériaux biosourcés répondent aux exigences de la réglementation environnementale RE2020, qui encourage l’utilisation de solutions à faible empreinte carbone dans le bâtiment. Cette conformité renforce leur attractivité sur le marché. Wikipédia, l’encyclopédie libre

Avantages environnementaux des isolants biosourcés

Les isolants biosourcés offrent des bénéfices écologiques notables :

  • Stockage de carbone : Ces matériaux captent du CO₂ durant la croissance des plantes utilisées (chanvre, bois, paille, coton, ouate) et le conservent tout au long de leur cycle de vie, contribuant ainsi à la réduction des gaz à effet de serre.
  • Faible impact environnemental : La production de ces isolants nécessite moins d’énergie que celle des laines minérales, et les circuits courts limitent les distances de transport, réduisant ainsi l’empreinte carbone globale.

Perspectives d’avenir pour la filière

Malgré une utilisation actuelle de seulement 2 % du potentiel national des ressources biosourcées, la filière dispose d’une marge de progression considérable. Un doublement du marché porterait cette utilisation à 4 %, sans risque de pénurie. Les acteurs du secteur restent confiants quant à la poursuite de cette dynamique positive, soutenue par une demande croissante et des politiques publiques favorables.

En conclusion, l’essor des matériaux d’isolation biosourcés en France illustre une transition vers des pratiques de construction plus écologiques, alliant performance thermique et respect de l’environnement.​

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